La Société et la Section des Jeunes Juristes

Ce qui suit est un extrait du Bulletin de la Société N° 135, Janvier 2013.

L’article 1, par. 2 du Statut de la Société dit:

« Les activités de la Société comprennent la promotion de l’étude du droit du travail et de la sécurité sociale parmi les jeunes universitaires et les avocats, et soutiennent la prestation de cours de droit international et de droit comparé, de séminaires et d’autres réunions dans les domaines mentionnés. »

 

Conformément à son mandat statutaire, notre but est celui d’encourager la participation des jeunes avocats dans les activités de la SIDTSS. Nous tenons à encourager leur participation aux conférences, par le biais des tarifs réduits en leur faveur. Nous tenons également à créer une section au sein de notre site Web où ils peuvent présenter leurs études et leurs recherches. Nous encourageons la création de récompenses pour les jeunes chercheurs (des comités d’organisation et de la SIDTSS), en encourageant les rapporteurs généraux à former des équipes de jeunes avocats (et de faire connaître leur intégration) pour les aider dans la préparation de leurs rapports. Il faudrait aussi des séminaires pour les jeunes avocats pendant leur formation ainsi que la conclusion d’accords avec des universités prestigieuses permettant d’offrir des programmes plus vastes relatifs au droit du travail et de la sécurité sociale (par exemple, la SIDTSS devrait faciliter parmi ses membres un échange d’accès importants aux candidats désignés par les associations nationales qui répondent aux exigences établies dans chaque cas). À cet égard, nous invitons nos membres à fournir des idées et des propositions pour la réalisation de ces objectifs.

En particulier, nous aimerions poursuivre l’idée du rapport du Groupe de travail coordonné par Jean-Michel Servais, et encourager la création d’une section de jeunes universitaires et d’avocats dans notre société.

Par sa très large mesure, et la nature de la catégorie dans la liste, la création d’une telle section est extrêmement importante mais nullement simple à réaliser. Pour ce faire, nous avons pensé qu’il serait approprié d’encourager la création d’embryons «régionaux» qui faciliteraient l’organisation initiale et qui permettrait, par la suite, leur fusion plus qu’en une seule section internationale. Les premières sont en train de se former en Amérique latine et en Europe.

L’«embryon» de l’Amérique latine

Nous avons suggérés à des jeunes chercheurs d’Amérique latine d’initier ce projet en fonctionnant exclusivement sur leurs propres contacts. Ils ont déjà exprimé leur engagement et un nombre important de jeunes juristes de très bon niveau [1] s’est engagé à la création d’un tel «embryon».

L’appel est ouvert et nous vous invitons tous à participer. Dans chacun de nos pays latino-américains de jeunes chercheurs ont déjà exprimé leur intérêt à participer à l’organisation d’une dimension régionale. Ceux qui voudraient se joindre à l’«embryon» sont priés de contacter Juan Pablo Mugnolo (jmugnolo@yahoo.com.ar), coordinateur de cette initiative.

Les membres de cette «embryon» des pays d’Amérique latine ont exprimé leur volonté à tenir leur première réunion à l’occasion du Congrès régional de Droit du travail et de la Sécurité sociale qui se tiendra 2-4 octobre 2013 à Guayaquil, en Équateur. A cette occasion, ils visent à présenter des documents de recherche et discuter sur le degré d’institutionnalisation/de désinstitutionalisation de la législation sur la tutelle au cours de la dernière décennie, présent dans la plupart des économies de la région et produisant des taux de croissance importants. Une telle recherche va essayer de dégager quelques tendances (expansionniste, contraction) dans le domaine des droits sociaux et du travail, et si possible, d’établir un lien entre ces tendances et l’avenir de la croissance économique.

L’«embryon» européen

La dimension européenne du droit du travail, comme on le sait, est caractérisée par une forte intégration entre les cultures juridiques nationales, soutenu de manière significative par l’action de l’Union européenne. En outre, un parallélisme important concernant l’élaboration des lois des différents pays, en dépit de quelques différences, parfois même importantes entre les lois nationales des pays de la région, est contestable.

La comparaison avec les pays émergents est de plus en plus intense et rejoint la nécessité de répondre aux nouvelles exigences induites par la demande de compétitivité et de durabilité, notamment en raison de la crise qui a particulièrement caractérisé, ces dernières années, les économies européennes. Ont été mis en avant d’importants facteurs de transformation qui suggèrent la nécessité d’entamer un nouveau temps de réflexion sur le présent et l’avenir du droit du travail ainsi que de ses fondements traditionnels.

Les acteurs nécessaires à cette phase de réorganisation de notre discipline scientifique sont les chercheurs de la génération précédente et ceux qui sont appelés à développer des initiatives scientifiques qui peuvent prendre en compte, de la meilleure façon possible, les questions transversales et les problèmes. Ainsi faisant, peuvent être concernées toutes les réalités faisant parties de l’influence européenne, tels que le fondement théorique du travail, le rôle et les pouvoirs des syndicats et de la négociation collective, les formes et l’intensité de la protection législative accordée aux travailleurs, la notion même de «travailleur» comme l’identification même du destinataire des protections offertes par le droit du travail, les systèmes de sécurité sociale et de protection sociale, en général.

Nombreux sont les instruments mis à la disposition de ces réflexions: nouvelles venant d’une nouvelle législation, publications, conférences et séminaires, la promotion de l’appel à communications et recueils d’études, organisations de congrès ou des sections de congrès.

Cette première phase, caractérisée par un premier groupe de chercheurs, aboutira à la création d’un forum télématique ouvert à tous les jeunes avocats du travail européens, dans le but de définir les initiatives jugées les plus efficaces pour le début d’une recherche commune et l’approfondissement des réflexions dans notre région.

Les étudiants universitaires qui sont engagés dans leurs domaines de recherche de droit comparé du travail et qui sont intéressés à se joindre à cette «embryon» de la section européenne des jeunes avocats de la SIDTSS, à ce stade de la discussion (qui ira jusqu’à la fin de Mars prochain) peuvent contacter le Professeur Stefano Bellomo (stefanobellomo@mmba.it), qui consiste à lister les premiers participants (jeunes chercheurs en provenance de France, d’Espagne, d’Italie, de la Pologne, du Royaume-Uni, et de la Russie, ont manifesté leur intérêt et d’autres ont été contactés) [2] et d’organiser la phase initiale de cette réflexion collective sur le développement de nouveaux outils de comparaison et de discussion.

En conclusion

Tout cela est conçu par de jeunes juristes de façon indépendante et c’est à eux, pour le moment, d’intégrer ces «embryons». Les niveaux régionaux vont fusionner en un seul niveau international, visant à assurer la pleine réalisation de ce projet. La durabilité du projet est possible dès lors qu’elle est soutenue par l’enthousiasme et la conviction des jeunes juristes de la Section.

Nous invitons nos collègues des autres régions du monde à concevoir des «embryons» pour une fusion ultérieure en une seule entité.

Comme prévu, l’«internationalisation» de l’activité académique des jeunes juristes contribuerait à l’enrichissement et à l’amélioration de la qualité de nos Congrès et encouragerait les membres des sociétés nationales respectives.

Endnotes

[1] Roberto Inglés (Asunción) roberingles@gmail.com;
Daniel Ulloa Millares (Lima) daniel.ulloa137@gmail.com;
Alejandro Castello (Montevideo) acastello@estudiocastello.com;
Mario Garmendia Arigón (Montevideo) gameric@gmail.com;
Sergio Gamonal Contreras (Santiago de Chile) sergio.gamonal@uai.cl;
Jose Luis Ugarte (Santiago de Chile) jose.ugarte@udlp.cl;
Diego Ledesma Iturbide (Buenos Aires) ledesitu@hotmail.com;
Gustavo Filipe Barbosa Garcia (Sao Paulo) gustavofbg@yahoo.com.br;
Gabriel Tosto (Córdoba, Argentina);
Beatriz Calvimonte (Córdoba, Argentina);
Estêvão Mallet (Sao Paulo) estevao@mallet.adv.br;
Eduardo Henrique von Adamovich (Rio de Janeiro) eduardoadamovich@terra.com.br;
Fabio Tulio Barroso (Pernambuco)  fabiobarroso@yahoo.com;
Manoel Carlos Toledo Filhio (Sao Paulo) neco@mpcnet.com.br;
Vitor Salino de Moura Eça (Minas Gerais) vitorsalino@gmail.com;
Lucila Franzosi (Buenos Aires) lucila.franzosi@gmail.com;
Juan Pablo Mugnolo (Buenos Aires) jmugnolo@yahoo.com.ar.
[2] Le premier groupe de jeunes juristes qui a confirmé faire partie de la branche européenne est composée de:

Stefano Bellomo, Università di Perugia;
Massimiliano Delfino, Università di Napoli;
Matteo Corti, Università Cattolica di Milano;
William Chiaromonte, Università di Firenze;
Nicola Countouris, University College London;
Josè Maria Miranda Boto, Universidade de Santiago de Compostela;
Jose Antonio Fernandez Avilez, Universidad de Granada;
Anna Musiala, Adam Mickiewicz University of Poznań;
Daria Chernayeva, National Reasearch University – Higher School of Economics, Moscow.

 

D’autres membres se joindront bientôt.